Parcours audio-guidé Junior

in Troyes

3.6 km
Te voet
1h
Makkelijk
©Troyes Champagne Tourisme
  • Cette balade audio-guidée pour junior vous permet de découvrir par vous-même les lieux importants de la ville de Troyes, tout en bénéficiant des explications de votre guide touristique numérique.
  • Hoogteverschil
    27.2 m
  • Documentatie
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Bezienswaardigheid
1 Bienvenue à Troyes
Bonjour ! Et merci d’avoir choisi de découvrir la ville de Troyes avec l’Office de Tourisme.
Troyes existe depuis l’époque gauloise (et même bien avant), et fut, au moyen âge, la capitale de la Champagne et la 6e ville de France !
Mais oui….
Mais son histoire au fil des siècles a souvent été agitée, pleine d’intrigues, de guerres et d’aventures.
Nous te proposons de t’emmener avec nous pour te faire revivre quelques-uns de ces moments palpitants, dans cette partie de la ville, appelée couramment ici « le Bouchon de Champagne ». (Tu comprendras pourquoi tout à l’heure…).
Avec tous ses mystères, Troyes t’attend…et nous aussi…
Chausse tes baskets, et amuse-toi bien !
2 L'Hôtel de ville
Normalement, tous les Français sont censés connaître la devise de leur pays : Liberté, Egalité, Fraternité. Mais rares sont ceux qui savent que celle-ci, qui date de la Révolution de 1789, comptait à l’origine un mot supplémentaire : Liberté, Egalité, Fraternité, ou la… Mort !
Dur ! Mais c’est bien dans cette forme initiale que la devise républicaine est restée gravée sur la façade de l’hôtel de Ville de Troyes. Tu la découvriras juste au-dessus du porche d’entrée, et en dessous d’une statue à l’allure guerrière. C’est une Minerve casquée, la déesse romaine de la guerre. En 1793, elle est venue prendre la place d’une statue de Louis XIV qui avait été brisée par les révolutionnaires.
Ceux-ci n’ont pas été tendres non plus avec le maire de l’époque, Claude Huez.
Il fut lynché par la foule après avoir été accusé à tort pour une histoire de farines empoisonnées, alors que le peuple criait famine.
Mais rassure-toi, c’est du passé ! Aujourd’hui, les Troyens sont pacifiques et accueillants.

3 Les 5 vies de l'Espace Argence et la Médiathèque
En l’espace de 150 ans, ce vaste et bel ensemble situé face à la fontaine Argence, où les fleurs ont remplacé l’eau, aura connu cinq vies différentes. Toutes très animées … Embarquement immédiat pour un retour dans le passé !
Au commencement, en 1848, c’était une gare. Le terminus de la ligne Paris-Montereau-Troyes, pour être précis.
Quelques années plus tard, ce qu’on appelait alors « l’embarcadère » fut déplacé de quelques centaines de mètres à l’ouest de la cité, et la gare devint le lycée impérial.
Un lycée uniquement de garçons, car à cette époque les filles étaient séparées des garçons. Et le sifflet du surveillant général a remplacé celui du chef de gare.
Quand arrive la Première Guerre mondiale, en 14-18, l’établissement est transformé en hôpital où l’on soigne les blessés rapatriés du front de l’Est.
Puis les lycéens reviennent. Jusqu’au moment où on transforme, cette fois, la cour d’honneur en marché central. Provisoirement.
C’est ainsi que, pour pouvoir rénover les anciennes halles de style Baltard (c’est le nom donné à une architecture typique du 19e siècle, faite de pierre de verre et de fer) et construire un parking souterrain, poissonniers, bouchers et autres marchands de fruits et légumes occupent le lieu.
Enfin, depuis quelques années, l’Espace Argence est devenu un lieu de concerts et d’animations très fréquenté, par exemple pendant le festival des Nuits de Champagne ou le salon du Livre pour la Jeunesse, le deuxième de France par son importance.
Et c’est bien pratique : les jeunes lecteurs — et les moins jeunes — n’ont que quelques mètres à parcourir pour rejoindre la Médiathèque ultramoderne construite juste à côté.
Fais-y un saut, et tu y verras notamment la plus ancienne bibliothèque de France, reconstituée avec tous ses livres anciens. Certains remontent au 7e siècle ! Impressionnant !



4 La Basilique St Urbain

Faite de pierre ciselée, la basilique Saint-Urbain est vraiment un joyau de l’architecture gothique. Certains l’appellent même – eh oui – le « Parthénon de la Champagne » !
Le Pape Urbain IV l’a fait construire en 1262 à cet endroit précis, car c’était tout simplement l’emplacement où se trouvait l’échoppe de savetier le cordonnier de l’époque de son père ; le savetier, c’était le cordonnier de l’époque.
Mais avant de devenir ecclésiastique et d’accéder au fauteuil de pape sous le nom d’Urbain IV, celui qui s’appelait alors Jacques Pantaléon, est né à Troyes et a grandi au milieu des artisans et artistes de la ville.
Son goût pour le travail bien fait et pour l’art sacré aura sans doute eu une influence sur la construction de cette église Saint-Urbain, qui porte son nom et renferme ses reliques rapportées de Pérouse, en Italie où il est mort.
A l’intérieur, plusieurs statues sont universellement connues, comme la Vierge au Raisin, aux traits orientaux et dont le sourire est d’une infinie douceur. Admire sa robe et voit comme elle est riche, avec l’élégance de ses nombreux plis
Cherche aussi la statue de Saint-Bernard et contemple les immenses verrières qui ornent l’église. Elles sont d’une impressionnante légèreté. Dehors, amuse-toi à observer les gargouilles et tu découvriras un univers fantastique qui date quand même de 8 siècles !
5 La Pierre "E.N.F.A" sur les murs de l'Hôtel-Dieu-le-Comte
L’Hôtel-Dieu-le-Comte revit depuis plusieurs années. Entièrement rénové il abrite une antenne de l’université. Les étudiants ont investi ces lieux chargés d’histoire et y sont vraiment chez eux. Ils y apprennent le droit, l’anglais et …l’Histoire, justement.
A l’origine, fondé par Henri Le Libéral au milieu du 12e siècle, c’était un hôpital qui accueillait les pèlerins fatigués par de longues marches, et les malades. Ils passaient alors entre les mains des barbiers-chirurgiens. (Aie Aie Aie !)
En remontant la rue de la Cité, avant d’admirer ses grilles majestueuses, regarde cette étrange inscription gravée sur une des pierres, à hauteur d’homme.
4 lettres subsistent : E / N / F / A, pour… « ENFANT ». Un trou était percé dans le mur à cet endroit pour déposer les nouveau-nés que les familles ne pouvaient pas garder.
Les enfants trouvés !
6 Croisement rue de la Cité / rue Boucherat
Menant à la cathédrale, la rue de la Cité est la plus ancienne voie de Troyes. Elle se situe sur le tracé exact de la « via Agrippa », la voie romaine construite un peu avant Jésus-Christ pour relier Milan à Boulogne-sur-Mer.
Ave César ! Au début de notre ère, quand Troyes s’appelait Augustobona (en hommage à l’empereur romain Auguste), elle traversait la cité d’Est en Ouest. La ville commençait alors à émerger des marécages.
Auguste avait ainsi chargé son gendre, Agrippa, de refaire le réseau routier à travers la Gaule. Ce général romain s’acquitta fort bien de sa mission, car les légions devaient pouvoir se déplacer facilement et rapidement.
Ça et là, dans la tête du bouchon de Champagne, quelques vestiges nous permettent d’apprécier la qualité de cet ouvrage deux fois millénaire. (Si tu descends dans l’amphithéâtre du musée d’art moderne ou si tu visites le musée d’archéologie tu le verras de tes propres yeux).
Pendant les fouilles préalables à la construction du parking souterrain devant la Préfecture, les archéologues ont fait de belles trouvailles datant de cette époque. En particulier un tonneau, d’une capacité de 1000 litres.
On pense qu’il a servi à transporter le vinaigre servant à préparer la boisson des militaires…
Une sacrée potion magique !
7 Chrestien de Troyes et les chevaliers de la Table Ronde
Qui ne connaît les aventures du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde, de Merlin l’Enchanteur, de Lancelot ou de Perceval ?
Qui n’a entendu parler de la légende du Graal ?
« Kaamelott », ça te dit forcément quelque chose !
Eh bien, tous ces mythes et ces personnages ont été créés ou idéalisés au 12° siècle par Chrétien de Troyes, le plus important écrivain du Moyen Age, qui est d’ailleurs considéré comme l’inventeur du roman moderne. Et un précurseur de l’Héroic Fantaisy et des jeux de rôles ??? !
En souvenir, la rue qui longe l’arrière du Musée Saint Loup, à côté de la Cathédrale, porte son nom.
Curieusement, si on connaît mal certains détails de sa vie (il serait né vers 1135 et mort vers 1183), on sait qu’il a fréquenté les cours de Champagne et de Flandre, des lieux d’une grande culture qui ont pu lui inspirer toutes ces histoires.
Ses cinq romans, écrits en vers, racontent l’amour et l’aventure chevaleresque, à la croisée du monde celte et du monde chrétien.
Pas une minute à perdre, fonce à la médiathèque et plonge-toi dans ces fabuleuses épopées devenues universelles qui permettront peut-être un jour à Troyes d’être inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco… mais d’un point de vue immatériel….
8 Cathédrale Saint Pierre-Saint Paul
Notre cathédrale, dédiée à Saint-Pierre-et-Saint-Paul, a connu une histoire pour le moins mouvementée. Tu te rends compte qu’il a fallu plus de quatre siècles pour la construire, entre le XIIe et le XVIe siècle… !!!
Elle n’a d’ailleurs jamais été terminée, puisqu’il lui manque une des deux tours, (la tour Saint-Paul). La raison ? … plus de budget pour finir les travaux.
Elle n’a pas été non plus épargnée par les caprices du ciel et la foudre et les tempêtes l’ont endommagée à plusieurs reprises.
Malgré tous ces soucis, c’est l’une des plus grandes cathédrales gothiques de France et celle qui possède l’une des plus importantes collections de vitraux, d’époque, encore en place, du 13° au 19° siècle. De véritables « BD » en couleurs à la mode du Moyen Age auxquelles il faut t’initier : tu les regardes, ou plutôt tu les lis (c’est comme ça qu’on dit) de bas en haut et de gauche à droite.
1129 ! Une date qui résonne aux oreilles des chevaliers partis pour les croisades. Car elle marque officiellement la création de l’ordre des Templiers. Et c’est à la Cathédrale de Troyes que l’évènement a lieu… Eh oui, son créateur, Hugues de Payns est aubois… et saint Bernard de Clairvaux qui rédige la Règle de ces moines-soldats, l’est aussi devenu, lui, à temps partiel !
On en a parlé avec l’église St Jean, mais c’est à la cathédrale, en 1420, que fut signé le « traité de Troyes » qui donna la France à l’Angleterre.
Neuf ans plus tard, par un beau dimanche de juillet, Jeanne d’Arc et le roi Charles VII viennent y entendre la messe, non sans avoir, juste avant, persuadé les troyens de se débarrasser de la garnison à la solde des anglais… Rancuniers ?


9 Le quartier de la Cathédrale
Le quartier de la cathédrale est le plus ancien de Troyes. Il se trouve à l’emplacement de l’ancienne cité gallo-romaine appelée Augustobona Tricassium, du nom de l’empereur romain Auguste, et de la peuplade gauloise, les Tricasses.
De nos jours on l’appelle le quartier de la Cité ou le “quartier bas”, parce que c’est le point le plus bas de la ville.
Juste à côté de la cathédrale, le Musée Saint-Loup porte le nom de l’évêque de Troyes qui se rendit célèbre en arrêtant les Huns et leur fameux chef Attila, aux portes de la ville, en 451.
Encore plus fort ! Il s’offrit en otage pour épargner la cité et il aurait reconduit Attila et ses barbares jusqu’aux rives du Rhin.
Un geste courageux et même téméraire quand on sait quelle réputation avaient ces guerriers sanguinaires !
La légende prête aussi à saint Loup l’exploit d’avoir débarrassé le pays d’un dragon appelé Chair Salée. Certains croient en fait deviner sous le masque du monstre une vieille connaissance, ce cher Attila.
10 Les Musées autour de la Cathédrale
Avec la place de la cathédrale, si tu es Amateur d’art, te voilà servi !
Prends le temps de faire un tour dans le musée d’art moderne situé juste à côté de la cathédrale, dans l’ancien palais des évêques métamorphosé.
A l’intérieur, les Fauves sont lâchés : Derain, Vlaminck, Van Dongen… le fauvisme c’est un mouvement de peinture du début du 20ème siècle qui met en avant la couleur et le mouvement.
Tu y découvriras aussi des toiles signées Degas, Cézanne, Soutine, Modigliani, Dufy, Braque… Ces grands peintres, collectionnés par l’industriel Pierre Lévy, sont ici chez eux depuis 1982. Au total, le musée d'Art moderne de Troyes rassemble 2000 œuvres qui couvrent la période 1850-1950.
Pour ton info, sache que Pierre Lévy fut le grand patron d’une société qui fabrique toujours les fameux polos Lacoste… Eh oui, Lacoste, c’est à Troyes !
A deux pas, côté rue de la Cité, au musée des Beaux-Arts, tu pourras remonter le temps cette fois avec Rubens, Van Dick, Watteau ou Natoire… Du grand classique mais tout aussi beau !
Tu aimes la Nature ? Promène-toi dans les salles du Museum d’histoire naturelle !
Fan d’archéo ? alors descends dans les sous-sols… la période gallo-romaine te livrera ses secrets et ses trésors ! (au sens propre !)
Tu veux de l’insolite ? Va voir le musée du dessin de faits divers dans la presse abrité dans une ancienne épicerie. Attention ! Certaines œuvres (parmi les 4000 de la collection) peuvent choquer les âmes sensibles …Frisson garanti !
Mais si tu apprécies le dessin, tu verras à quel point Angelo Di Marco a le souci du détail et sait faire passer les émotions avec la pointe de son crayon. Il a illustré les « Unes » d’un grand nombre de journaux de notre époque et son style est reconnaissable entre mille…


11 L'Hôtel du Petit Louvre
Quand on parle du Louvre, on pense tout de suite au fameux musée de Paris.
« Notre » hôtel du Petit Louvre fait effectivement référence au palais du Louvre qui était au Moyen Age un symbole du pouvoir royal.
Ses bâtiments à pans de bois, parmi les plus beaux de Troyes, qui datent des 16e, 17e et 18e siècles sont disposés autour d’une cour carrée. Avec toutefois un côté très moderne tout en vitres…
Regarde les bouts de poutres : ils sont sculptés avec de drôles de petits personnages qui te font des grimaces.
La tour semi-circulaire de 13 mètres de haut a été reconstruite en 1989, là où se dressaient autrefois les premiers remparts romains.
L’hôtel du Petit Louvre fut pendant un temps la propriété des évêques de Troyes. Il fut ensuite transformé en relais de poste à chevaux, pour accueillir notamment les diligences qui effectuaient le trajet Troyes-Paris en moins de 30 heures. Ses écuries pouvaient alors héberger une centaine de chevaux.
Actuellement, - c’est moins spectaculaire-, il abrite des services administratifs.

12 La place du Préau
La place du Préau tire son nom, non pas d’une école, mais du préau d’un ancien cloître. En fait, le préau désigne l’espace découvert qui se trouve en son milieu. Et non les parties couvertes !
Ici, autrefois, se dressaient un petit palais et une immense église, tous deux construits au XIIe siècle. Le palais était la demeure des comtes de Champagne, qui gouvernaient alors la région. Perpendiculairement à leur “logis”, ils avaient fait construire leur chapelle, la collégiale Saint-Etienne.
Comme les deux bâtiments se touchaient, les comtes de Champagne pouvaient se rendre directement à la messe sans sortir de chez eux. Pratique, non ?
Dommage ! Ils furent démolis après la Révolution. Histoire de gommer le symbole du pouvoir féodal. A leur emplacement fut construit le canal de la Haute-Seine, avec son grand bassin animé de jets d’eau, qui longe la préfecture et le collège des Jacobins.
De l’époque des comtes de Champagne, il reste toutefois l’Hôtel-Dieu-le-Comte, qui fut un hôpital, puis un hospice, et qui héberge aujourd’hui l’Université. Car Troyes vit maintenant au rythme de ses quelque 7 000 jeunes étudiants
Du côté du quai des Comtes de Champagne, se trouve un musée très pittoresque, petit mais insolite, celui de l’Apothicairerie. Les pharmaciens des temps jadis étaient de vrais artistes en matière de potions magiques ! Imagine un peu…
Dans des boites magnifiques (277) qu’on appelle des silènes, dorment encore des plantes aux noms curieux ou familiers : Safran, Tussilage, Rose, Pied de Veau, etc. autant de plantes que tu vas retrouver dessinées sur les boîtes.
Mais d’autres sont plus symboliques : un centaure (l’animal mythologique) pour la centaurée ; un chameau pour le capillaire ; un cachalot pour le lierre terrestre ; un crocodile à queue de poisson pour la salsepareille…mais aussi des poudres de sang-dragon, de pierres précieuses, de momie, de rhinocéros…un vrai univers fantastique !
13 Le canal de la Haute Seine
A l’origine, le canal de la Haute-Seine devait relier Paris au Canal de Bourgogne en suivant le cours de la Seine. Mais il ne verra jamais le bout du tunnel, si l’on peut dire, puisqu’il s’est arrêté au beau milieu de Troyes. Il n’est pas allé plus loin que le large Bassin de la Préfecture, qui a servi de port de flottage du bois jusqu’à la Deuxième guerre mondiale.
C’est Napoléon 1er qui, de passage à Troyes en 1805, avait décidé de faire creuser ce canal dont la construction s’acheva en 1846. Les pierres retirées des remparts furent alors bien utiles…
Malheureusement, mal conçu dans sa partie sud comprise entre Troyes et Châtillon-sur-Seine, il ne fonctionna jamais et devint le « canal sans eau », avec ses écluses inutiles plantées au milieu des champs.
Pour couronner le tout… dans la partie nord, on coupa les platanes et on combla le canal dans les années 1950 sur plusieurs kilomètres pour créer à sa place, l’actuelle avenue Chomedey de Maisonneuve, qui mène à Paris.
Le long du Quai Dampierre, profite donc de l’ambiance créée par ce qui reste de cet ouvrage, témoin du 19e siècle et d’un mode de transport si doux...
Au coin rue de la Cité et du quai des Comtes de Champagne se trouve encore la « Maison du Préposé aux Ponts Tournants » (c’est son nom), reconnaissable à ses pans de bois. Cet homme était chargé de faire passer les péniches en faisant pivoter le pont.
Et souviens toi que c’est à cet endroit que Saint-Loup, dit-on, a arrêté Attila, surnommé le “Fléau de Dieu”, prêt à entrer dans Troyes…

14 Le Bouchon de Champagne
Chaque été, avec l’office de tourisme, tu peux découvrir Troyes de différentes manières.
Mais si on te proposait une visite commentée en montgolfière, de là-haut, tu verrais que la ville a vraiment la forme d’un Bouchon de Champagne. Le tracé des remparts, remplacés au fil des siècles par des boulevards, et la Seine qui serpente, donnent un dessin pour le moins original dans une région dont le vin pétille et qu’on appelle la Champagne.
Tu connais, bien sûr ?!!!

15 L'Abbaye Notre-Dame aux Nonnains (Préfecture)
Un peu plus bas, la préfecture de l'Aube, gardée par deux lions bien sages, s’élève depuis 1794 à l’emplacement de l’ancienne abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains.
Construite au 7e siècle à la limite extérieure des remparts de Troyes, ces lieux paraissent vraiment sereins, aujourd’hui. Mais ne va pas croire que tout était parfaitement calme derrière les murs de ce couvent. Les religieuses, dans le temps, pouvaient être de vraies « diablesses »! L’Histoire rapporte justement une aventure assez tumultueuse au sujet de ces dames bénédictines.
Mécontentes de voir l’église Saint Urbain s’élever trop près de leur abbaye, elles ont, ni plus ni moins, fait saboter le chantier de construction. Sous les ordres de l'abbesse de l'époque, les nonnes menèrent une intervention musclée pour confisquer leurs outils aux ouvriers. Et provoquèrent aussi quelques scandales, comme la poursuite et les coups portés au représentant du pape venu bénir le cimetière en 1268.
Ce qui leur valu d’être excommuniées pendant 20 longues années... c'est-à-dire, privées de religion, ce qui était dramatique à l’époque !
Heureusement, cela n'empêcha pas la réalisation de cette remarquable basilique chère à Urbain IV...


16 La Place de l'Hôtel de Ville et façade du Magasin "Devred"
Autour de la place de l’Hôtel-de-ville s’élèvent quelques immeubles assez cossus. Si tu es Parisien, ils te rappelleront un peu le style haussmannien, typique des grands boulevards de la capitale…
Juste à l’angle des rues Raymond-Poincaré et Emile-Zola, regarde attentivement cet élégant immeuble bâti en son temps pour un marchand de parapluies.
Pas moins de 963 personnes, maçons, charpentiers, couvreurs, peintres, ont participé à sa construction au tout début du 20e siècle.
En observant attentivement sa façade et ses volets, tu remarqueras qu’ils sont criblés d’impacts de balles.
Ce sont les traces des tout derniers combats que les Résistants aubois ont livrés dans les rues de Troyes au moment de la Libération de la ville, en 1944.
Dans le café qui fait l’angle, en face, jette un coup d’œil au plafond. En 2002, au cours de travaux, on a découvert un faux plafond avec des fresques peintes du 19e siècle, dont une d’elles représente le général Foy… qui a donné son nom au café en 1904.



17 La rue Saussier (rue du Temple)
Les Templiers ! Beaucoup de chercheurs s’escriment encore à retrouver le prétendu trésor que ces moines-soldats auraient caché non loin d’ici, dans la Forêt …d’Orient.
Les Templiers, ces hommes qui portaient une grande croix rouge sur leur cape et leur bouclier, ont toujours fait rêver.
Plus sérieusement, souviens-toi que l’Ordre des Templiers a été fondé par Hugues de Payns, un seigneur né dans un petit village situé à quelques kilomètres au nord de Troyes. Au début du 12e siècle, avec d’autres valeureux chevaliers de la région, il est parti guerroyer aux croisades. De son épée, il a protégé les pèlerins souvent attaqués sur le chemin de Jérusalem, en Terre Sainte.
Les Pauvres Chevaliers du Christ sont devenus officiellement les Chevaliers du Temple lors du Concile de Troyes qui s’est tenu dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul en 1128. Bernard de Clairvaux, qui avait pris fait et cause pour les Templiers, rédigea lui-même les règles de cet ordre religieux et militaire qui devint très puissant à travers tout l’Occident.
Trop puissant sans doute aux yeux du roi Philippe Le Bel qui fera brutalement disparaître l’ordre - et ses templiers - sur le bûcher, en 1314…
Ici, rue Général Saussier — autrefois la rue du Temple —, tu peux apercevoir au N°3, un imposant bâtiment de brique et de pierre. Il a été construit au XVIIe siècle pour les Chevaliers de l’ordre de Malte, à l’emplacement même de l’ancien hôtel du Commandeur des Templiers…
18 La rue Emile Zola et les restaurations des maisons
En l’espace de quelques années, la rue Emile-Zola — la principale rue commerçante de Troyes et de loin la plus fréquentée —, a bien changé.
On y fait du lèche-vitrine et on s’y promène le nez en l’air… c’est devenu un nouveau paradis pour piétons, et le symbole de la rénovation de la ville.
Parmi toutes les enseignes, sais-tu que nous avons le plus beau Monoprix de France, avec ses façades à colombages orangés et ses toits en accents circonflexes.
Tu vois, ces vieilles bâtisses du 16e siècle pour la plupart, sont très colorées. Ce n’est pas une fantaisie de nos architectes d’aujourd’hui… c’est juste qu’en désossant et en restaurant maison après maison, les compagnons charpentiers ont un jour retrouvé les pigments qui coloraient les pans de bois au Moyen Age.
Depuis, ils ont rendu tout leur éclat, leur gaieté à ces maisons.
Un arc en ciel de tons pastel ou chatoyants qui fait que l’on peut baptiser Troyes, la ville « aux mille couleurs ».
Et la magie opère, tu ne trouves pas ?
19 Les Compagnons du Devoir du Tour de France
Sais-tu que les Compagnons du Devoir du Tour de France, comme on les appelle aujourd’hui, et qui étaient, au moyen-âge, les bâtisseurs de cathédrales, sont toujours très présents à Troyes ?
Il faut dire qu’ici, il y a de quoi faire !
En plus d’un centre de formation, ils possèdent un très beau musée (rue de la Trinité, une rue qui donne dans la rue Emile Zola), qui s’appelle la Maison de l’Outil. On l’appelle aussi « le Louvre de l’ouvrier ». Son atmosphère est unique : dédales de salles, lumières tamisées, outils insolites... Il vaut vraiment le détour !
20 La place Jean Jaurès
Tiens ? Cette place a la forme d’un triangle. Ce n’est pas sans rappeler la forme de la… lame de la… guillotine !
Mais oui ! Car c’est ici, sur la place Jean-Jaurès — autrefois Place du marché au blé — qu’on installait cette machine de mort et que se déroulaient les exécutions. De nombreuses têtes y sont tombées sous la Révolution française.
Le condamné le plus célèbre exécuté devant la foule, qui n’en perdit pas une miette, fut sans aucun doute Claude Gueux. C’était en 1832. Victor Hugo en fit le récit dans une de ses histoires, qui dénonçait le système carcéral de l’époque et la prison de Clairvaux. Cette histoire préfigura, dit-on, un de ses plus célèbres romans, « Les Misérables »… Tu le connais sûrement ?
Hasard des lieux, un autre écrivain et homme politique français est né en 1872 dans une maison ayant pignon sur ce triangle qu’on appelle communément la place de la Bourse. Il s’agit d’Edouard Herriot, qui fut Président du Conseil sous la 3e République, mais aussi Président du parti radical socialiste, et farouche anticlérical. Une plaque est apposée à sur sa maison natale, au numéro 28.
Ce personnage à grosse moustache ne manquait ni d’humour ni de caractère. Il aurait par exemple retourné sa médaille de la légion d’Honneur au maréchal Pétain en signe de protestation. Et pour lui : « une vérité est un mensonge qui a longtemps servi ». Qu’en penses-tu ?


21 Le Rond-point Général Patton
La Deuxième guerre mondiale bat son plein… La Libération de Troyes se joue les 24 et 25 Août 1944 !
Le souvenir de ces journées restera à jamais gravé dans les mémoires. Il est associé à l’un des plus célèbres généraux américains : Patton ! Un « 4 étoiles » hors du commun, celui-là, qui a conduit ses troupes à la victoire sur tous les fronts…
En hommage au libérateur, ce rond-point porte son nom. C’est par ici que les tanks de Patton sont entrés dans la ville. En un éclair !
Venant de l’Ouest, les chars ont dévalé les collines voisines situées à 5 km, à vitesse croissante déréglant ainsi les tirs d’artillerie de l’ennemi. L’infanterie, protégée par les blindés, a alors pu progresser au travers des cours et des jardins des maisons, inaugurant la « technique des jardins ».
Sais-tu que la stratégie militaire mise au point ce 24 Août par le Commandant de la 3e Armée est aujourd’hui encore enseignée à West Point, le Saint-Cyr américain ? Dans sa jeunesse, Patton y a d’ailleurs fait ses classes…
Un autre rond-point troyen, près du canal et du quai la Fontaine, porte les noms du major-général West et du colonel Wood. Les deux hommes ont mené à bien l’attaque sous les ordres de Patton. Une opération rondement menée, qui a permis de préserver la population et le patrimoine troyen des destructions…
22 La rue de la Monnaie
Il y a peu de banques dans cette rue pittoresque du centre-ville de Troyes. Et pourtant elle s’appelle bel et bien rue de la Monnaie ! Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’au Moyen Age, on y « battait monnaie ». Les puissants Comtes de Champagne, qui régnaient sur leur domaine depuis Troyes, avaient construit ici un des deux hôtels des monnaies. L’autre était situé à l’abri des fortifications de Provins.
Troyes, qui était alors la capitale historique de la Champagne, a donc, durant plusieurs siècles, eu le rare privilège (normalement réservé au roi…) de frapper sa monnaie.
Si tu en as l’occasion, emprunte aussi la rue de la Montée des Changes, de l’autre côté de la rue Emile Zola. On pourrait penser que c’est là que se rassemblaient les changeurs durant ces fameuses foires de Champagne du Moyen Age, au cours desquelles a été déterminé le poids de l’actuelle once d’or : 31 grammes et des poussières… C’est d’ailleurs toujours ainsi qu’elle se négocie à travers le monde !
Si tu veux épater tes amis, retiens ceci : douze onces de Troyes font une livre de Troyes, et une once de Troyes est égale à vingt pennyweight…
23 La rue des 15/20 et la cour du Mortier d'Or
C’est à Paris que l’hôpital des Quinze-Vingts a été fondé à la demande du roi Saint-Louis au 13e siècle. Rentrant de croisade, ce bon roi voulait qu’on y soigne les chevaliers blessés aux yeux lors des combats. Au fil des siècles, l’établissement a conservé sa spécialité puisqu’on y traite aujourd’hui encore toutes sortes de problèmes liés à la vue.
Mais pourquoi les Quinze-Vingts ? Tout simplement parce que cet hôpital comptait… quinze chambres… de vingt lits. Soit… 300 lits ! Pas mal pour l’époque !
A Troyes, c’est donc dans cette rue, qu’on construisit une dépendance de cet hôpital parisien. Car, chez nous aussi, lances, flèches et autres marteaux transperçaient les heaumes lors des batailles et tournois de chevalerie, et provoquaient de sérieux dégâts chez les combattants…
Mais toi, ouvre bien l’œil en passant sous le porche qui conduit à la cour du Mortier d’Or. Ses galeries typiques de la Renaissance (16esiècle) conduisent à des logements nichés dans ces pans de bois. Tu imagines des mousquetaires coursant leurs adversaires dans les étages, une épée à la main ?…
Reviens un instant sur terre et admire le beau portail en bois sculpté au 16e siècle par les Compagnons, qui surplombe le passage donnant sur la ruelle des chats… cette fameuse rue de Troyes si étonnante par son étroitesse…
24 Les puits et l'incendie de 1524
Au milieu de la cour du Mortier d’Or, tu as remarqué le joli puits ?
Au Moyen Age, des puits comme celui-ci, on n’en comptait pas loin de quatre-vingts, répartis un peu partout à travers la ville. Ils servaient à alimenter les habitants en eau, bien sûr ; mais c’était aussi un moyen efficace de lutter contre les incendies, fréquents à l’époque, et diablement dévastateurs !
Malheureusement, à plusieurs reprises au cours de l’histoire, la ville s’embrasa. Car les colombages, le bois et le torchis, c’est beau, c’est naturel, mais ça ne résiste pas aux ravages du feu.
Après celui de 1188, l’incendie le plus terrible d’entre tous se produisit en 1524. En deux jours, il a détruit mille cinq cents maisons, rayant de la carte un bon tiers de la ville. L’enquête de l’époque rapporte que les flammes étaient parties de l’échoppe d’un apothicaire, - le pharmacien de l’époque-, sans doute trop occupé à confectionner ses potions...
L’abondance de puits n’a donc pas suffi. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle ils disparurent à partir de 1856. En fait, Ils n’étaient pas très salubres, et ils commençaient, pour certains, à gêner la circulation.
Aujourd’hui, les puits sont purement décoratifs, et ils refleurissent sur les places troyennes. Et c’est drôlement beau !
25 La Ruelle des Chats
Troyes possède une rue, ou plutôt une ruelle, qui est sans aucun doute la plus pittoresque de la ville et qui s’appelle la ruelle des Chats. Pourquoi donc?
Entre dans cette rue sombre. Lève la tête et regarde les toits de ces maisons toutes bancales. Ils se touchent presque. Ainsi les matous sautent sans peine d’une maison à une autre.
Regarde au-dessus de ta tête : à l’entrée de la ruelle, côté rue Champeaux, tu vois les vestiges de la grille, une herse, comme dans les châteaux-forts, qui fermait jadis la rue, à la nuit tombée, pour protéger ses habitants.
Maintenant, regarde à tes pieds pour éviter de buter sur l’une de ces grosses pierres qui bordent la rue, de part et d’autre. Ce sont des bornes qui servaient autrefois à protéger les murs des roues des charrettes. On les appelait tout simplement « bouteroues » ou bien « chasse-roues ».
26 La rue Champeaux et la place du Marché au Pain
Oyez oyez jeunes gens !
Ici, tu es en plein cœur du quartier piétonnier, dans le centre moyenâgeux de Troyes. Imagine-toi quelques siècles en arrière, exactement au même endroit, pendant les foires de la Saint-Jean ou celles de la Saint-Rémi.
Les premières avaient lieu en juillet et on les appelait alors foires chaudes. Les deuxièmes se déroulaient en octobre/novembre, et on les dénommait ?...les foires… froides. Gagné ! Sous les pignons en forme d’accent circonflexe de ces belles maisons à colombages (on dit aussi « à pans de bois »), grouillait une foule de marchands et de clients.
C’était l’époque glorieuse des Foires de Champagne. On était au 12e siècle et on venait à Troyes de toute l’Europe. Marchands italiens, allemands, flamands, se donnaient rendez-vous deux fois l’an pour échanger et vendre orfèvrerie, laines, fourrures, draperies et autres soieries… Un sacré business ! C’était la fête et la foule battait le pavé autour de l’église Saint-Jean.
Et tu sais pourquoi ? Tout simplement parce que les gouvernants de l’époque, nos Comtes de Champagne, avaient créé (et c’était unique !) une police spéciale chargée de les protéger tout au long de leur chemin contre les attaques et pillages des bandits.
27 L'Eglise Saint Jean
L’église Saint Jean-au-Marché est la plus importante des églises de Troyes par ses dimensions — elle est presque aussi grande que la cathédrale ! — mais elle l’est aussi par les événements qui se déroulèrent sous son toit.
Allez, un peu d’histoire maintenant !
En 878, elle voit le couronnement par le pape Jean VIII de Louis Le Bègue, qu’on surnomma aussi « Le Fainéant », et qui, comme tu le sais, n’était autre que le fils de… Charles le Chauve. C’est vrai, le règne de Louis Le Bègue fut de courte durée puisqu’il mourut un an plus tard. Mais ce fut tout de même l’un de nos rois carolingiens !
Le 2 juin 1420, l’église accueille cette fois le mariage d’Henri V d’Angleterre avec Catherine de France. Cette union scelle le Traité de Troyes qui donne la France à l’Angleterre. Dans les livres d’Histoire, on qualifie ce nouvel épisode de la Guerre de Cent ans de « Honteux » Traité de Troyes… mais comme ici on n’est pas rancuniers, on préfère dire « le fameux traité de Troyes ».
Ne cherche plus la couronne de cuivre doré qui symbolisa longtemps ces épousailles royales. Elle disparut au 18e siècle, emportée avec la flèche de l’église, touchée par la foudre.
Plus de clocher non plus ! Il s’est effondré comme un château de cartes en 1911, tombant sur la pâtisserie située juste en face… Mais on a pu sauver ses deux cloches, Guillemette et Marie-Henriette, qui avaient carillonné en 1620 lors du baptême de Marguerite Bourgeoys, une religieuse troyenne, partie avec un autre aubois pour le Canada, où ils fondèrent la ville de Montréal… un sacré voyage pour l’époque !
On parle désormais de Sainte Marguerite Bourgeoys ! Car elle fut canonisée par le pape Jean-Paul II en 1982. Ce qui signifie sanctifiée …
En parlant de canon justement, mais ça n’a rien à voir… regarde donc tout en haut sur le toit de l’église. Tu apercevras un canon, un vrai.
C’est un clin d’œil de l’architecte qui travaillait sur les remparts au 16e siècle, que l’on a enrôlé pour aider à finir la construction de l’église, et qui a voulu laisser sa marque. Plutôt insolite, non ?



28 La rue Paillot de Montabert et la Maison du Boulanger

La carte postale la plus typique de Troyes, c’est généralement une photo de la Tourelle de l’Orfèvre, prise depuis la rue Paillot-de-Montabert. Une rue qui doit son nom à un peintre troyen, élève de David, s’il te plait ! Ce grand peintre du 18e siècle, qui vivait sous Napoléon 1er, fut un maître pour deux générations d'artistes, venus de toute l'Europe. On lui doit notamment le «Serment des Horaces ».
Au bout de cette rue, apparaît en pleine lumière cette élégante tourelle, dite de l’orfèvre, dont les rondeurs attirent l’œil de tous les photographes. Edifiée entre 1578 et 1618, la maison appartenait à un orfèvre réputé de la place, d’où son nom. Facile !
Sa tourelle, qui renferme un escalier en colimaçon, est supportée par trois statues à têtes de faunes, ces personnages mythologiques mi humains mi animaux. On les appelle des cariatides.
Nous sommes dans l’ancien quartier des orfèvres et des banquiers, ce qui explique l’abondance de ces demeures tout à fait typiques du cœur historique de Troyes. Juste en face de la Tourelle, la plus connue de ces maisons des 15e et 16e siècles est sans aucun doute la Maison du Boulanger, siège du centre culturel de la ville, et lieu permanent d’expositions.
A l’origine, elle a vraiment abrité dans ses murs des générations de boulangers. Regarde sous le toit la poulie qui leur servait à hisser les sacs de farine dans les étages. Elle est toujours là, prête à reprendre du service…
C’est aussi la toute première maison de Troyes à avoir été restaurée au début des années 1960.
27 meters hoogteverschil
  • Starthoogte : 111 m
  • Aankomsthoogte : 111 m
  • Maximale hoogte : 118 m
  • Minimale hoogte : 106 m
  • Totaal positief hoogteverschil : 27 m
  • Totaal negatief hoogteverschil : -27 m
  • Maximaal positief hoogteverschil : 6 m
  • Maximaal negatief hoogteverschil : -5 m
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