Laissez-vous conter l'époque industrielle à Troyes

Cultureel in Troyes

9.7 km
Te voet
2h
Middelen
9.7 km
Via de weg
1h
Makkelijk
epoque industrielle.JPG
  • L’industrialisation troyenne se développe dans la première moitié du 19e siècle et se caractérise par l’apparition d’usines, de gares, d’habitations ouvrières et de maisons bourgeoises. Grâce aux industries de bonneterie, la ville se forge une réputation mondiale. Ces usines fabriquent des vêtements en maille comme des bas, des sous-vêtements et plus tard, des polos. A titre d’exemples, les marques Dim, Lacoste, Petit Bateau ou encore Olympia, sont nées à Troyes.

    Le parcours commence au 2 bis rue Jean-Nesmy, devant l’Usine du Vouldy
  • Hoogteverschil
    58.54 m
  • Documentatie
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Bezienswaardigheid
1 Service d'animation du patrimoine - Ville de Troyes
Troyes appartient au réseau national des Villes et Pays d’art et d’histoire. Le ministère de la Culture et de la Communication, direction générale des patrimoines, attribue l’appellation Villes et Pays d’art et d’histoire aux collectivités locales qui animent leur patrimoine. Il garantit la compétence des guides-conférenciers, celle des animateurs de l’architecture et du patrimoine ainsi que la qualité des actions menées. Des vestiges archéologiques à l’architecture contemporaine, les Villes et Pays mettent en scène le patrimoine dans sa diversité. Aujourd’hui, un réseau de 167 Villes et Pays d’art et d’histoire vous offre son savoir-faire sur toute la France.

Textes : Agathe Guyard, Ville de Troyes et Kévin Corbion et Pauline Pierucci
Conception : Service d’animation du patrimoine, Agathe Guyard, Ville de Troyes
Maquette : Isabelle Prunier, Ville de Troyes
Photos : Carole Bell, Adrien Clergeot, Ville de Troyes et Daniel Le Nevé
2 Usine du Vouldy, futur Centre Européen Maille Mode Marques
Au début du 17e siècle, le seigneur Guichard du Vouldy, médecin de Louis XIII, fait construire une maison de
plaisance sur un vaste terrain. En 1714, son petit-fils loue la terre à un jardinier et à un blanchisseur avant de la vendre aux Pères de l’oratoire du Saint-Esprit de Troyes. À la Révolution, le site est convertit en pépinière. En 1877, Henriette Frauenfelder achète la « Propriété du Vouldy » et deux autres terrains, dont un avec Henri Weber. Ils fondent ensemble la filature de coton Weber et Cie. De 1882 à 1958, le terrain est exploité par cinq entrepreneurs différents avant l’installation sur le site de la société des Tricotages Mécaniques Troyens (TMT) appartenant au groupe Armor-Lux et produisant des articles de la marque Guy de Bérac. Le groupe est créé en 1938 à Quimper par Walter Hubacher et produit des sous-vêtements, des pulls marins et du prêt-à-porter depuis 1970. En 2010, l’activité quitte le domaine du Vouldy pour s’installer à Sainte-Savine. Une partie du site est achetée par la Ville de Troyes pour abriter le futur Centre Européen Maille Mode Marques (CE3M) et le muséum.

Poursuivez votre chemin en vous dirigeant vers la chaussée du Vouldy, jusqu’au rond-point.

© Daniel Le Névé
3 Piscine Lucien Zins, dite «du Vouldy»
En 1934-1935, la Ville de Troyes construit la piscine du Vouldy. Elle avait une vocation sociale et hygiéniste en raison de la présence des bains-douches et d’un lavoir ouverts à tous. Ceux-ci ne sont plus en service mais témoignent des préoccupations sociales des années 1930 et de l’attention portée au développement de la natation à une époque où la peur de l’eau était encore présente. La piscine a été nommée « Lucien Zins », en hommage à un champion de natation troyen (1922-2002). La nVille a, en effet, vu naître plusieurs nageurs illustres. En décembre 1952, devant 3000 personnes, un autre troyen, Gilbert Bozon, âgé de 17 ans, devient recordman du monde du 100 mètres dos dans cette piscine (1'02''01). Elle est aujourd’hui considérée comme la plus ancienne piscine encore en activité en France.

Empruntez le boulevard Jules- Guesde puis tournez à droite dans la rue Camille-Claudel. Avancez ensuite
jusqu’au bout de la rue puis tournez à droite.

© Carole Bell
4 Le quartier des Bas-Trévois
À partir de la fin du 19e siècle, un espace industriel, regroupant des usines de filatures, de teintureries et de bonneteries, se développe le long du canal des Trévois. Parmi elles, la société Poron contribue à la modernisation du secteur textile troyen en raison de l'importation et de la construction de machines.
En 1878, la société Poron Frères, Fils et Mortier, située rue des Bas- Trévois, développe ses installations
industrielles tout en menant une politique sociale par la construction d’habitations, d’une école, et d’un orphelinat. Après la Seconde Guerre mondiale, la société se spécialise dans les sous-vêtements et les maillots de bain. En 1965, elle rachète l’entreprise Herbin, produit les marques Kangourou, Erby, Trimail, St-Hubert et développe la marque Absorba qui devient le nom de l’entreprise en 1977. Au début des années 1990, la société et ses filiales sont achetées
par le groupe Zannier qui installe l’usine aux Écrevolles. En 1999, un investisseur privé achète la moitié du site pour construire un complexe cinématographique, trois restaurants et un hôtel en 2001. L'architecture de ce dernier évoque celle des anciens bureaux. Les pavillons d'entrée, lesocle de la cheminée et quelques pans de murs rappellent l’ancienne usine.

Continuez tout droit en passant par la rue Raymond-Poincaré et la rue de la République pour arriver devant
l’espace Argence. Au passage, admirez le Marché des Halles inauguré à la fin du 19e siècle. Cette oeuvre de l’architecte Émile Bailly demeure l’un des plus vastes marchés couverts de type Baltard en France.
5 Ancienne gare, actuel Espace Argence
La première gare de Troyes est construite en 1847-1848. Adjacente au Bouchon de Champagne, elle était nommée embarcadère par les voyageurs au départ de Troyes et débarcadère à l’arrivée. Terminus de la ligne venant de Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, elle est exploitée par la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est jusqu’en 1858 et abandonnée lors du prolongement de la ligne Montereau-Troyes vers Mulhouse. Trois ans après, sous Napoléon III, elle devient un lycée. Le blason de la ville, surmonté d’abeilles (attributs de l’empire), au-dessus de l’horloge,en est le témoin. Suite au transfert des élèves dans les années 1980, l’ancienne gare devient un espace culturel en 1996.

Traversez le boulevard puis entrez dans le jardin du Rocher. À michemin, vous rencontrerez le théâtre de la Madeleine et apercevrez la Villa Viardot de style Art Nouveau.

© Daniel Le Névé / Carole Bell
6 Jardins du Rocher et de la Vallée Suisse
Au 19e siècle, la Ville de Troyes aménage de nouveaux lieux de sociabilité en créant boulevards et jardins publics. Ceux du boulevard Gambetta ont vu le jour à partir des fossés des remparts médiévaux démantelés et comblés lors de l’extension des faubourgs. Le jardin du Rocher abrite un kiosque à musique inscrit au titre des monuments
historiques. Celui de la Vallée Suisse évoque la végétation abondante d’une vallée alpine. Ils sont le reflet de la nature organisée en milieu urbain sous Napoléon III.

Poursuivez votre route jusqu’à atteindre le monument aux morts depuis lequel vous apercevrez la
gare. Entrez ensuite dans la gare pour admirer le vestibule puis le hall métallique

© Carole Bell
7 Gare de Troyes
La nouvelle gare fut construite en 1857-1858, à l’emplacement d’anciennes fortifications. À cette époque, le train devient un élément majeur du développement économique troyen. Le hall date de 1894. Entre 1911 et 1912, un vaste
vestibule en pierre, comprenant la salle des pas perdus, est construit devant la gare pour accueillir les voyageurs. Dans les années 1980, une aile est ajoutée au bâtiment.

Prenez désormais l’avenue Pasteur et suivez-là jusqu’au grand bâtiment blanc se trouvant sur votre gauche.
8 Les Établissements Économiques Troyens, actuelle Maison des Associations
Les Établissements Économiques Troyens étaient une société d’alimentation bon marché dont l’activité débute en 1890. En 1905, la société s’installe dans ce bâtiment de style Art Déco datant des années 30. Société prospère, elle possède de nombreuses succursales dont le nombre augmente après la Seconde Guerre mondiale. Mais à partir de 1977, les rachats se succèdent et entraînent l’abandon du site avant sa reconversion en Maison des Associations en 1999. Ce site comportait plusieurs annexes construites après-guerre. Il témoigne de la prospérité de la ville à l’époque industrielle, de la croissance démographique et de l’histoire de la grande distribution. En quittant l’esplanade, tournez à
gauche dans la rue du Lieutenant Pierre-Murard. Vous longez le parc des Deux Rives avec une ancienne halle SNCF.

Poursuivez jusqu’à l’entrée de l’usine Petit Bateau située sur le trottoir de gauche.

© Carole Bell
9 Usine Valton - Petit Bateau
Au 19e siècle, les familles Valton, Quinquarlet et Dupont ont créé une grande entreprise de bonneterie. La création de l’usine et de l’entreprise Valton en 1892 est un fait important dans l’histoire de la bonneterie troyenne. En effet, elle donne naissance, en 1920, à la célèbre marque Petit Bateau. En 1988, la société est rachetée par Yves Rocher. Une horloge, un drapeau tricolore marqué du Sacré Coeur et une statue de saint Joseph portant l'enfant Jésus surmontent la chaufferie. Ceci témoigne de la piété des dirigeants mais aussi du paternalisme.

L'accès au site de l'usine est interdit au public pour des raisons de sécurité.

Revenez au carrefour précédent et tournez à droite dans la rue Jean-Lacoste puis encore à droite dans la rue Alexandre-Ribot.
10 Habitations de l’époque industrielle
La cité-jardin, développée autour de la rue Alexandre-Ribot, s’inspire de réalisations franciliennes et anglo-saxonnes. Témoignage de l’urbanisme planificateur, conçue comme un remède à l’insalubrité de l’habitat du centre, elle propose
aux locataires un jardin pour cultiver ou se détendre. Les travaux furent menés par l'Office public départemental d'Habitations à Bon Marché, ancêtre de celui des HLM. À partir de 1928, plus de deux cents logements furent construits. D’autres demeures et des garages furent ajoutés dans les années 1950 et 1960 sur les terrains vacants.
Ces logements étaient dotés des nouveaux standards de confort : eau courante, gaz, électricité et chauffage central.

Tournez à gauche dans la rue Alfred-Boucher puis encore à gauche dans la rue du Docteur Roux. Reprenez à droite dans la rue Jean- Lacoste puis encore à droite dans la rue Vanderbach.

À la fin du 19e siècle, François-Auguste Vanderbach possède un grand terrain dans le quartier des Marots. Entre 1884 et 1902, il le morcelle en petites parcelles qu’il vend aux ouvriers désireux d’acquérir une maison. La rue, privée, était fermée le soir. Les façades sur rue sont en moellons calcaires rehaussés de briques, les autres murs en carreaux de terre enduits.

Au bout de la rue, continuez à gauche dans la rue des Noës puis suivez la rue Chalmel. Prenez ensuite la rue Voltaire sur votre droite. Marchez un peu jusqu’au porche monumental sur votre gauche (entre le numéro 7 et le numéro 49).

L’histoire de la Villa Rothier commence dans les années 1890 lorsque Émile et sa soeur Élisa Rothier divisent en parcelles des terrains qui leur appartiennent. Ils en font une copropriété fermée au nord par une grille, encore visible sous le grand porche, et au sud par une chaîne. Ces maisons bourgeoises privilégient la pierre, la brique et des détails inspirés de l’Art Nouveau. Elles abritaient les contremaîtres et les cadres.

Tournez à gauche dans la rue Rothier. Continuez à gauche dans la rue Courtalon puis à droite dans la rue Léon Couturat. Elle débouche dans la rue Bégand, dominée ,par le mur de l’usine Mauchauffée.

© Daniel Le Névé
11 Usine Mauchauffée
En 1876, les frères Mauchauffée y créent leur société de bonneterie. L’usine prospère et devient la plus importante de Troyes en 1914. C’est un îlot industriel très dense construit en hauteur s’étendant jusqu’au bas de la rue. Les façades
élégantes traduisent la prospérité de l’entreprise. Des tire-fonds en fer, en forme de « M » majuscules, rappellent le nom des patrons. Le site regroupait mécanique, tricotage, teinture, confection et services commerciaux. Après
1945, la firme peine à s’adapter au nylon. Elle ferme en 1978 et l’entreprise disparaît. Une petite partie est cédée à d’autres industriels et la majorité est transformée pour créer les premiers magasins d’usines. Ils sont aujourd’hui désaffectés au profit des deux pôles majeurs au nord et au sud de l’agglomération. Depuis 1999, des travaux permettent de créer bureaux et appartements dans cette ancienne usine.

© Carole Bell
59 meters hoogteverschil
  • Starthoogte : 103 m
  • Aankomsthoogte : 103 m
  • Maximale hoogte : 119 m
  • Minimale hoogte : 103 m
  • Totaal positief hoogteverschil : 59 m
  • Totaal negatief hoogteverschil : -59 m
  • Maximaal positief hoogteverschil : 5 m
  • Maximaal negatief hoogteverschil : -10 m
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